Développez votre bienveillance envers vous-même avec la méthode des 100 « Je suis »

J’ai longtemps été très dure avec moi-même. Je me comparais sans cesse aux autres et finissais toujours par être déçue par ma propre personne.

À mes yeux, cette philosophe de vie était tout à mon honneur : c’est comme ça qu’on devient la meilleure, non ?

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Sauf que cette stratégie m’enfonçait. Certes, j’étais douée dans ce que j’entreprenais mais ça ne me suffisait jamais. En fait, je me faisais du mal et j’agaçais autour de moi.

Je le comprends aujourd’hui. Il n’y a rien de plus frustrant que de voir quelqu’un réussir sans jamais s’en réjouir.

Au milieu de tout ça, j’ai vécu une période où je n’avais plus trop le moral. Comme je ne réussissais pas à mettre le doigt sur ce qui me rendait si mélancolique, j’ai fini par aller voir une psy.

Cette femme m’a vraiment aidée à être plus bienveillante avec moi-même ainsi qu’à plus m’écouter. Et pour ce faire, à chacune de nos rencontres, elle m’a donné des exercices à accomplir.

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Et parmi toutes ces activités, elle m’a proposé un jour d’écrire cent fois « je suis… ».

La méthode des 100 « je suis », pour faire le point sur ce que l’on est

Le principe de cette méthode est simple.

Il faut prendre une feuille de papier et écrire cent fois « je suis », tout en continuant la phrase. L’idée est alors de trouver cent mots ou expressions pour se définir.

Par exemple, on peut écrire :

« Je suis… Brune. »

« Je suis… Très premier degré. »

« Je suis… Maladroite. »

Une fois que vous avez fini ces cent lignes, vous pouvez laisser reposer votre feuille avant d’y revenir plus tard afin de faire le point sur ce que vous avez écrit.

Et si vous vous demandez l’intérêt d’une telle démarche, sachez qu’il y en a plusieurs !

Se définir 100 fois, pour se saisir dans son ensemble

Même si on peut être tenté•e au départ de ne pointer que ses défauts, on se retrouve rapidement forcé•e de se tourner sur des éléments plus neutres, et surtout des qualités.

J’ai trouvé cet exercice sympa car, jusque-là, j’étais assez mal à l’aise à l’idée de penser à mes qualités.

À vrai dire, je ne listais mes points forts qu’en vue de préparer mes entretiens d’embauche, et encore, j’en choisissais sans trop y croire en fonction du poste que je visais.

Se définir 100 fois pour saisir comment on se perçoit soi-même

Écrire permet d’un côté de sortir de sa tête ce qui nous perturbe, et de l’autre de pouvoir garder trace de ses pensées.

Ici, le but est de reprendre la liste quelques heures ou jours plus tard afin de l’analyser.

Il est parfois compliqué de se rendre compte à quel point on se juge tant cela arrive automatiquement, sans même que l’on s’en rende compte.

Ces 100 « je suis » permettent de prendre du recul sur la manière dont vous vous percevez. Et prendre du recul, c’est un premier pas pour apprendre à être plus bienveillant•e avec vous-même.

Pourquoi avoir écrit que vous aviez tel ou tel défaut ? Sont-ils handicapants et si oui, est-ce qu’il y aurait moyen de les accepter, ou bien de les tourner en qualités ?

Par exemple, je suis quelqu’un d’extrêmement maladroite : je renverse régulièrement mes verres en buvant, je suis du genre à trébucher tout le temps ou encore à faire tomber un objet très bruyant au milieu d’une cérémonie.

Aujourd’hui, je préfère en rire : de toute manière, une fois que c’est fait, c’est trop tard pour me blâmer. J’aurais dû faire plus attention avant.

À vous de vous lancer !

Voilà, maintenant que vous connaissez cet exercice, à vous de vous lancer !

Vous pouvez d’ailleurs le faire avec des ami•es de confiance afin de comparer vos listes et vous offrir un soutien mutuel.

Dans tous les cas, ne vous mentez pas. Si vous sentez que vous écrivez des défauts de peur d’être trop prétentieux ou prétentieuse, arrêtez-vous ! Ce qu’il faut retenir c’est qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises copies.

L’idée est simplement d’apprendre à vous connaître mieux, tout en boostant votre bienveillance. C’est tout.

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Source : Madmoizelle